Le premier décembre 1970, Louvain se réveillait au cœur d'une action en faveur de l'accueil des étudiants étrangers.
La veille, 30 novembre 1970, avait commencé une "grève de la faim" (tous les groupes n'étaient pas au mieux avec cette technique) en particulier aux Halles Universitaires.
Cette occupation des Halles va traumatiser Mgr Massaux, prorecteur côté francophone, d'autant plus que le prorecteur va imposer l'évacuation des étudiants sur un territoire resté commun.
J'étais par hasard à l'étage de Massaux autour d'un numéro de la Revue Nouvelle sur "Science et Société". Les réunions se tenaient au secrétariat scientifique, à côté du bureau du prorecteur.
Massaux m'a confié que les Halles allaient être évacuées manu militari.
J'ai averti les organisateurs de la grève de cette imminence. On a pris les dispositions pour un accueil au CRU Place Hoover 9 et 10. Et bien sûr au CIEE (Cercle International des Etudiants Etrangers) qui était déjà à la base de l'action.
Je me rappelle que cette nuit et les jours qui ont suivi ont été mouvementés.
Au CRU Christine Hagon, une des habitantes de cette première grande maison communautaire ouvertement mixte, a joué un grand rôle pour l'organisation de l'action.
Paul Thielen
mercredi 1 décembre 2010
Nous sommes tous des étrangers. 40e anniversaire de l'action 1970-1971 Louvain
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Mgr Massaux n'était pas défavorable à l'action en faveur de l'accueil des étudiants étrangers. Ses services étaient paralysés par des règles administratives intenables.
RépondreSupprimerMais l'occupation des Halles était pour lui la profanation d'un symbole. Il a connu pire en d'autres temps lorsque son bureau fut occupé (date?).
Pour la conception architecturale des Halles de Louvain-la-Neuve, on dit qu'il veilla à ce que son bureau soit très difficilement accessible.